Qui cache la forêt, 2017

Nouveauté

 
Oeuvre : unique
Peinture : huile sur toile
Dimensions : 170cm x 140cm
Encadrement : l’oeuvre est vendue non encadrée
Certificat d’authenticité : oeuvre signée et livrée avec un certificat d’authenticité

4 300,00 €

 
A propos de l'oeuvre

Amorcée lors d'une résidence artistique à Moncontour en Côtes-d'Armor, cette série interroge plus particulièrement la notion d'espace. Dans ce village médiéval, ceint de remparts massifs,  les murs de granit sont omniprésents et dessinent un urbanisme sinueux et enfermant. On a le sentiment que chaque espace en contient un autre. L'atelier de l’artiste était lui même enclavé dans une cour intérieure et c'est de cette cour qu'elle photographiait les sujets qu'elle réinterprétait ensuite sur la toile. Le mur, qu'il soit de pierre où à colombages se pose dans cette série comme motif récurrent, à la fois enveloppe et surface, contenant et contenu. La peinture entretient également un lien avec cette idée et l'artiste se joue des espaces picturaux dans une perpétuelle mise en abîme. 

Une fois n’est pas coutume, Emilie Picard aime peindre la peinture elle-même : ici, peindre une cabane peinte par des enfants. Mais toujours, la peinture est mise en danger, vulnérable, promise à une fin probable dans la décomposition. Les couleurs vives apposées par les enfants restent flottantes, elles ne prennent pas le dessus sur le blanc de la toile préservé qui agit comme un rongeant. Derrière, le crépi peint du mur se désagrège.  Le lieu apparaît contraint par des murs, bâches, palissades. Mais il est offert à notre œil de se débattre, de tenter de fuir par les nombreux trous des différentes surfaces. Serions nous dans la cabane, nous pourrions en sortir par le toit. Tout fait duel et en tant que spectateur il nous revient de décider de notre sort. L’espoir est toujours permis et conseillé, comme le suggère modestement cette tentative de petite forêt en bâtons plantés, devant la cabane.

 
A propos de l'auteur

Emilie Picard est née en 1984 à Toulouse. Elle a étudié à Marseille (obtention du Diplôme Supérieur National d’Expression Plastique en 2009 avec les félicitations du jury) et s’est établie, si l’on peut dire, à Strasbourg où la ville lui a attribué un atelier au Bastion 14. L’atténuation que nous voulons apporter au verbe s’établir tient au fait qu’Emilie a coutume de se déplacer au gré des résidences artistiques, s''inspirant de chaque nouvel environnement pour dénicher autour d'elle les sujets propices à dérouler son chemin pictural. 

Les oeuvres de Emilie PICARD

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